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dont le Roman de Pierre & Agnès |
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MON HUMEUR DU JOUR : Je reprends la plume car
il pleut !!!! |
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L' Orange Violette et Gari ont tous deux peint une oeuvre ce week-end, inspirée par le poème de Baudelaire...
Le tableau de l'Orange Violette m'a plus particulièrement touché au point que quelques vers me sont venus. Bien loin de vouloir concurrencé le maitre des Fleus du mal, je me suis essayé à décrire mes sentiments devant la magnifique toile de celle-ci. Je vous laisse juge ... |
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Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d'été si doux: Au détour d'un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, Le ventre en l'air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d'exhalaisons. Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande Nature Tout ce qu'ensemble elle avait joint; Et le ciel regardait la carcasse superbe Comme une fleur s'épanouir. La puanteur était si forte, que sur l'herbe Vous crûtes vous évanouir. Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride, D'où sortaient de noirs bataillons De larves, qui coulaient comme un épais liquide Le long de ces vivants haillons. Tout cela descendait, montait comme une vague Ou s'élançait en pétillant On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague, Vivait en se multipliant. |
Baudelaire devant la charogne
d'un chien, par Nadar, 1859 |
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Et ce monde rendait une étrange musique, Comme l'eau courante et le vent, Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique Agite et tourne dans son van. Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve, Une ébauche lente à venir Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève Seulement par le souvenir. Derrière les rochers une chienne inquiète Nous regardait d'un oeil fâché, Epiant le moment de reprendre au squelette Le morceau qu'elle avait lâché. - Et pourtant vous serez semblable à cette ordure, A cette horrible infection, Etoile de mes yeux, soleil de ma nature, Vous, mon ange et ma passion! Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces, Apres les derniers sacrements, Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses, Moisir parmi les ossements. Alors, ô ma beauté! dites à la vermine Qui vous mangera de baisers, Que j'ai gardé la forme et l'essence divine De mes amours décomposés! |
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Et voici les mots inspirés par la toile de l'Orange Violette, que voici : PEINTURE: UNE CHAROGNE, D'APRES BEAUDELAIRE. |
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C H A I R
S Cette chair, cette carne, Ces lambeaux décomposés Ont étés ma chère âme, Mes rêves les moins sensés. Dans cette forêt d'ombres, Où les loups vont manger ! Traîne, comme un chien sombre, L’amour abandonné. Cet humus en devenir, Ces humeurs suintantes, Ont contenues vos rires Et toute ma puissance. Les mouches nécrophages Vont encore se repaîtrent De vos viandes sans age Qu'elles n'ont jamais vu naître. Cachée sous la futaie, Vous m'attendez mon âme. Laissez-moi terminer Tous mes vagabondages... Que n'êtes vous brûlée ? Réduites en fines cendres, Que j'aurais dispersés, Au vent d'automne ma tendre. Mais, cet être putride Que j'admire maintenant, Sur cette terre humide Contient tous mes tourments. Je vous envie ma chair, Je vous jalouse mon cœur, Vous êtes devenu terres Qui nourrissent les fleurs. |
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( FC ) |
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