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Juillet 1982
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Le début est là La 2° partie ici La 3° partie là La 4° partie ici |
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Pierre et Agnès, à la fin ce gentil bœuf, retourne à leur table, histoire de récupérer les affaires qu’ils auraient put y laisser et aussi, pour Pierre, de régler la, douloureuse pour son portefeuille, note de ce repas. Malgré son maigre budget, il ne regrette pas de devoir payer l’addition de cette soirée où il a ressentit tant de plaisirs différents, l’amour en étant le premier et le plus important. Il fait donc signe au serveur en mimant l’écriture sur un carnet et en montrant la table maintenant débarrassée. Le garçon s’approche en souriant, sans aucune soucoupe ou autre papier à la main et lui déclare :
- Monsieur Moustaki à régler votre addition, Monsieur.
C’est la main dans la main que notre couple se dirige vers la table des artistes où en plus de
Georges et de Joël, il y a deux personnes que ni Pierre, ni Agnès ne reconnaissent. Sans doute des amis de l’un ou l’autre ou d’obscurs musiciens, voir des auteurs méconnus. Pierre ne
cherche pas trop et de suite s’adresse au chanteur en le remerciant mais aussi en lui disant qu’il ne fallait pas.
- J’ai toujours payé mes musiciens, d’une façon ou d’une autre ! Sourit l’illustre
chanteur. Joël a récupéré deux chaises à la table voisine déjà désertée comme la plupart des autres de l’établissement, qui s’est bien vidée depuis la fin du tour de chant. Il installe ses amis à ses cotés après avoir demandé aux autres personnes attablées de se tasser un peu. C’est lui qui fait les présentations.
- Alors voilà Agnès la sœur d’un ami de studio et Pierre, son fiancé, qui nous a
aidés à faire ce petit tout de chant improvisé. Dit t’il à ses convives avant de se retourner vers Pierre et d’ajouter. Et eux ce ne sont que des grippes-sous qui suivent Georges dans
tous les restaurants quand c’est lui invite. Devant la mine déconfite de Pierre face à cette présentation un peu légère, il rajoute :
- Ne t’inquiètes pas ils ne parlent pas français, ce sont des membres du groupe hollandais « Flairk
» avec lequel Georges prépare un album.
Dans le même temps, Georges Moustaki explique en anglais aux deux musiciens hollandais qui sont ces
deux jeunes gens qui les rejoignent.
Le garçon arrive pour prendre la commande de café en rajoutant qu’ils allaient devoir fermer le
restaurant dans une petite demi-heure et qu’il s’en excusait. C’est vrai qu’il est presque deux heures du matin et que la soirée à passer tellement vite qu’ils ne s’étaient pas rendu
compte de l’heure. Agnès, qui est toujours blottie amoureusement contre Pierre, dit à son compagnon :
- Heureusement qu’on samedi maintenant ! Lui dit t’elle en souriant.
Les cafés arrivant sur la table, chacun se tait trente secondes le temps de s’occuper de sa tasse
respective. Puis les conversations reprennent, Pierre essayant difficilement de s’incruster dans celle qu’Agnès à entamer en anglais, qu’elle maîtrise parfaitement, avec les Hollandais.
Joël et Georges Moustaki parlent de souvenirs en commun et surtout de Maxime Le Forestier qui, semble t’il, est la cible principale de leurs rires, les absents ayants toujours tord !
Pierre qui a préféré abandonner l’anglais pour une conversation plus compréhensible par lui, s’immisce dans celle-ci et questionne surtout Joël qui est celui qui connaît le mieux le
chanteur de « Fontenay aux roses », le morceau que Pierre préfère quand il joue pour lui-même. Il est vrai que ces deux derniers albums n’ont pas eut le succès de « Mon Frère » ou du «
Steak », ni même celui de « Saltimbanque », mais Pierre continue à l’admirer malgré tout et le fait d’entendre parler de lui par des intimes le rapproche un peu de sa vedette
préférée.
Agnès aussi lâche les deux Hollandais qui n’ont pas grand chose à dire d’autres que des banalités
sur « Paris Ville lumières » et autres images toutes faites de la vie parisienne. Elle a eu beau leur expliqué que Paris c’était aussi autre chose, ils n’avaient en bouche que les
cartes postales qu’on vend aux touristes pour les attirer à Paris. C’est pourquoi, lassée de la stérilité de ses propos elle s’intéresse à son tour aux anecdotes narrées par Joël.
Georges Moustaki ayant avoué un peu plus tôt que cette soirée avait été payée surtout par le Producteur des « Flairk » pour l’amadouer lui, Pierre compris mieux sa générosité envers
lui.
Les cafés étant tous bus et l’addition réglée par l’un des deux membres du groupe batave, le patron
s’approche pour les remercier de cette soirée et les inviter malheureusement à quitter l’établissement car il était déjà en retard pour la fermeture légale. Au moment de se dire « Au
revoir » sur le trottoir, Georges Moustaki dit qu’il repart avec ses deux futurs musiciens et Joël propose à Pierre et Agnès de les ramener s’il n’ont pas de véhicule. Vu l’heure et la
rareté des Taxis, Agnès saute sur l’occasion et accepte avec plaisir. Chacun salut l’autre avec sympathie et promet de se revoir bientôt, ce dont Pierre doute tout de même un peu,
surtout pour les deux Hollandais, mais aussi pour Georges Moustaki qui passe très peu de temps à Paris en règle générale. Seul Joël semble être susceptible de recroiser le chemin de
Pierre étant un intime du frère de sa bien-aimée. Dans la voiture qui a pris la route de St-Michel, Pierre étant seul à l’arrière, il se met à gamberger sur le moment ou il va se retrouver seul avec Agnès dans son petit studio. Il n’ose pas se l’avouer mais il angoisse un peu. Même s’il ne doute pas des sentiments de son amie, il a peur de la voir se refuser à lui pour ce premier soir et tel qu’il se connaît, il n’osera pas insister par respect pour celle qu’il aime. Agnès, elle, n’a pas le temps de réfléchir car Joël la bombarde de question sur son frère dont il n’a pas de nouvelles depuis quelques temps. C’est dans cette ambiance que se profile la Fontaine St-Michel, le boulevard du même nom et que la voiture emprunte enfin la courte rue Soufflot. Joël continue et fait le tour du Panthéon afin de se retrouver dans le bon sens pour repartir. Il se range le long du trottoir et se penche pour faire la bise à Agnès, avant de se retourner vers Pierre et de le saluer en le remerciant des beaux instants passés avec lui sur la petite scène du restau. Pierre est confus et lui dit que c’est plutôt à lui de le remercier de lui avoir fait confiance sans le connaître. Après ces échanges d’amabilités, Joël remet le contact, la voiture s’éloigne et tourne rapidement à droite en direction de la Seine.
Pierre et Agnès se retrouvent seuls pour la première fois depuis plus de six heures et avant même
de se dire un mot, ils échangent sur le trottoir un baiser langoureux prélude peut-être à d’autres plaisirs. L’escalier en bois sent la cire, et la rampe est douce comme la peau d’un enfant, lustrée par les milliers de mains qui l’ont parcourues depuis plusieurs dizaines d’années. Pierre, suivant sa belle comme la galanterie française le signale, admire le corps ondoyant d’Agnès avec délectation. Les étages se suivent et, peu habitué aux escaliers par une pratique trop assidue des ascenseurs, Pierre commence à sentir ses jambes se durcir. Mais ils sont arrivés devant la porte de la chambre de bonne où Agnès vit. Cette dernière sort son trousseau de clés de son petit sac et ouvre la porte en bois peint. Elle pénètre dans le petit appartement et tend la main vers son amoureux pour l’inviter à franchir le seuil. Pierre qui a pourtant pas mal vécu d’aventures avant Agnès, se retrouve comme un adolescent avant sa première nuit d’amour et c’est tremblant qu’il prend la main de sa douce et se laisse tirer à l’intérieur. La belle lui donne un petit baiser et d’un coup de main fait claquer la porte derrière lui. Puis se reprenant, elle se retourne et d’un geste ample du bras s’exclame :
- Et voici mon Palace !
Le placard est séparé en deux, un coté ménager avec des assiettes, des boites de conserves, des
instruments ménagers et sur le coté deux balais et une table à repasser dans un rangement spécial en hauteur. L’autre moitié est réservée aux affaires de la jeune fille avec un coté
penderie et un coté étagères et tiroirs. Agnès avant de refermer le placard se hisse sur la pointe des pieds pour attraper un oreiller sur l’étagère du haut. Pierre se met derrière elle sous prétexte de l’aider, la prends par les hanches et la soulève délicatement en ayant pris soin de glisser ses mains sous la chemise flottante afin de sentir la peau d’Agnès entre ses doigts. Quand il la repose, elle se retourne lentement et, sans un mot, leurs bouches se rejoignent pour une énième fois ! Elle s’écarte lentement et d’une voix peu convaincue lui demande si les coussins suffisaient comme matelas, Pierre n’en a cure et l’enlace d’encore plus près en l’embrassant de nouveau. Et puis leurs mains s’affolent, leurs corps s’enfièvrent et dans un mouvement fougueux et tendre à la fois ils se retrouvent enfoncés dans la couette. Il est presque trois heures du matin et Pierre n’a plus que cinq heures avant d’aller rejoindre son poste à la boutique du boulevard St Michel……
Lorsque le premier rayon de soleil filtre à travers le vasistas tenant lieu de fenêtre, il éclaire
deux corps enlacés tendrements en travers de la moelleuse couette de plumes. La beauté de cette image inspirerait les plus grands peintres flamands. Cheveux blonds et cheveux bruns,
emmêlés, corps alanguis par le plaisir d’une nuit d’été, tendresse d’un bras entourant les hanches harmonieuses, juste au-dessus d’un magnifique fessier charnu et rond. Si Dieu a un
appareil photo, il a sûrement dut saisir cet instant magnifique. Quand Pierre ouvre les yeux et découvre le corps magnifique et généreux d’Agnès à ses cotés, il se dit que tous ces merveilleux instants n’était pas un rêve comme il en était persuadé mais une réalité fantastique de laquelle il ne veut plus disparaître. Il dépose deux trois bisous tendres sur les bas du dos de sa douce partenaire, qui en ronronne de plaisir, et se redresse pour atteindre son pantalon dans la poche duquel il se rappelle vaguement avoir glissé sa montre avant cette nuit d’amour. Lorsqu’il constate qu’il ne lui reste qu’une demi-heure avant de devoir entamer sa journée à la boutique, il se relève complètement et commence à s’habiller fébrilement. Agnès se réveille doucement sous les légères secousses provoquées par les mouvements de Pierre, et distinguant son amour en train de se préparer elle lui bafouille à demi-réveillé :
- C’est déjà l’heure que tu partes mon amour ?
Ils échangent encore quelques baisers et Pierre, à contrecœur, recule jusqu'à la porte, puis
jusqu’au palier, et après un dernier mot d’amour, un dernier regard tendre, il ferme la porte derrière lui.
Pierre, avant de descendre l’escalier, s’adosse au mur et ferme les yeux !
Il n’a jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui, et s’il ne se retient pas il serait capable
d’embrasser son patron en arrivant à la boutique, tout à l’heure. Il revoit tous ces instants vécus aux cotés d’Agnès, la Fontaine St-Michel et le chanteur de folk, les instants
d’attente dans la boutique, la guitare d’Agnès, le premier baiser dans le taxi et toute la soirée au restaurant avec la folie de la présence de tous ces gens qu’il admire et pour finir
cette nuit dans les bras de celle qu’il ne veut plus jamais voir loin de lui.
Oui, Aujourd’hui Pierre est heureux et il vient de vivre les plus belles 24 heures qu’il n’a jamais
vécues… |
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Gros bisous :0010:
Bon week-end
Mais autant que je me rappelle il y a 5 parites !
Bon Week-end à toi aussi et plein de bisous !
Je t'embrasse avec beaucoup de tendresse mon papounet
Flo
Tu as raison, sort un peu mon coeur. Et si jamais ... tu me raconteras !
Je t'offre toute ma tendresse et tout mon amour ma douce !
Milles bisous pour toi !
Merci pour ce beau moment de tendresse ... Alors, promis, ça va continuer ? :-)
donc ça viendra, mais il faut du temps !!!
Merci pour les fleurs !
A bientôt, peut-être !
mais c'est malheureusement la fin de cette nouvelle,
enfin pour l'instant .....
Bonne soirée ! :0010:
Et oui, dans la fiction tout peut arriver ! ;)
:0010:
Gros bisous ma papounet
Flo
Je t'attendais avec impatience et je commençais à m'inquiéter,
je sais c'est idiot, mais c'est comme ça !
Pour cette histoire c'est vraiment la fin de la nouvelle...
...mais, sachant à l'avance que tu allais réclamer une suite, j'ai décidé d'entamer un roman
qui sera la suite de cette nouvelle mais que je ne mettrais en ligne
que lorsque je serai sur de pouvoir aller au bout.
Je t'embrasse avec tout l'amour que j'ai pour toi ma douce enfant !
Tom Papounet qui t'adore mon coeur!
t'embrasse mon fredou
Tu n'avais pas lu le titre avant ???
Gros bisous ma Cathy !