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Le tout début du roman est ici


mais le début de l'histoire est LA





     
 
     





 






 

CHAPITRE   I




    Le roman de Pierre et Agnès aurait put commencer dans une boutique du boulevard St Michel, mais nous allons fait un saut de puce dans le temps et retrouver Pierre ou nous l’avions laissé dans la nouvelle précédente, c’est à dire devant la porte du petit studio d’Agnès, mais dans le sens inverse cette fois, puisque nous reprenons à 13h30 le samedi quand Pierre reviens pour déjeuner durant son temps de pause.


    Pierre est de nouveau tout tremblant de se retrouver devant cette porte derrière laquelle l’attend celle qu’il espère être la femme de sa vie. Après avoir repris sa respiration et redresser le torse, il toque par trois fois sur le panneau de bois. Alors qu’il s’apprêtait à frapper une quatrième fois, son index rencontre le vide car Agnès, qui attendait impatiemment, à sautée sur la porte au premier Toc. Quand la porte s’ouvre, elle lui saute au cou et l’embrasse fougueusement ! Pierre en reste les bras ballants dix secondes avant de l’enlacée avec plaisir. Et c’est une bête a quatre pattes, qui recule ( ou avance ) dans le petit appartement. Pierre claque la porte derrière lui et le couple achève leur baiser au milieu de la pièce.

     -    Tu m’as manqué ! Dit Agnès après avoir repris sa respiration.
    -    Toi aussi mon cœur ! Lui répond Pierre en échangeant un regard qui aurait suffit à lui-même pour exprimer ses sentiments.
   -  Regardes, je t’ai préparé un joli petit repas. Dit-elle en se détournant pour lui montrer la table.
    -    Oh Merci mon ange ! Mais, si c’était possible, je prendrais bien la douche que je n’ai pas eu le temps de prendre ce matin ! Je peux ?
    -    Bien sur mon amour, je vais te sortir une serviette. Réponds la belle en se dirigeant vers le placard. La salle d’eau est là ! Ajoute t’elle en montrant une porte dans le coin cuisine que Pierre n’avait pas vu à cause du rideau indien qui la masquait.
   -  Tu es un ange mon cœur. Dit Pierre en récupérant la serviette blanche que lui tend Agnès.
    -  Je pourrais te rejoindre sous la douche ? Le nargue t’elle avec un grand sourire.
  -  Quand j’aurais décrassé la bête, ce serait peut-être possible ! Répond t’il du tac au tac.

    Pierre ayant déjà enlevé sa chemise, la blonde Agnès lui prend les mains afin d’empêcher tous mouvements de rébellion et  couvre de bisous son torse, son ventre, ses épaules, son cou pour finir par le visage et sa bouche qui n’attendait que ça ! Puis elle le laisse entrer dans la petite salle d’eau et retourne s’occuper de son petit repas et de la petite surprise qu’elle a réservée à son homme. En entendant l’eau commencée à couler, elle se rend sur la pointe des pieds, au cas ou Pierre puisse l’entendre, vers le coté du placard où sont rangées ses affaires. Elle ouvre l’un des tiroirs et en retire joli un sac en papier, sur lequel est écrit en gros le nom d’un chemisier réputé, et va le déposer sur la chaise qu’elle a dédié à Pierre.

    Lorsque, ¼ d’heures plus tard, le beau jeune homme sort de la petite douche en caleçon, les cheveux humides qui frisent et les yeux rougis par le savon, il s’étonne en rigolant :

    -    Ben alors ! Je t’attendais moi ! Dit-il à sa belle qui est sur son passage à fignoler une entrée dans le coin cuisine.
    -    Excuses moi mon cœur, mais avoir un homme à la maison ça prends tellement de temps !!! Rigole t’elle à son tour.

    Ils échangent un petit baiser et Pierre retourne dans la salle d’eau récupérer son jean et sa chemise qui commencent à être dans un piteux état après toutes ces aventures.

      -    Il va falloir que je retourne chez moi me changer tout de même ! Ca te dirait un dimanche en grande banlieue ?
      -   C’est la campagne chez toi ? Parce que s’il n’y a pas d’oiseaux qui chantent, j’y vais pas !
   -   Pas vraiment la campagne mais presque et les oiseaux sont garantis.
    -    Alors c’est d’accord mon amour ! On part demain matin ?
    -    Pourquoi pas ce soir à la fin de ma journée ? Tu as des trucs à faire ce soir ?
    -    Non, non ! C’est juste que..  J’aurais bien passé une autre nuit ici avec toi ! C’est la première fois qu’un homme vit ici et c’est une chose qui me réjouis tellement que ! ..
    -    Mais il y aura encore plein de nuit ici avec toi mon cœur ! J’en suis persuadé !
    -  Alors c’est d’accord ! Allez « A table » maintenant ! Dit-elle en prenant le plat enfin prêt pour l’amener sur la petite table.
      -    Je finis de m’habiller et j’arrive mon ange.

    Agnès s’est assise à sa place et attend impatiemment le retour de Pierre afin de voir son regard surpris lorsqu’il trouvera son petit cadeau ! Ce dernier arrive, les pieds nus sur la moquette et sans prêter attention à son siège il va directement embrasser celle qui est devenue sa vie. Elle prend ce baiser avec délices mais elle ne pense qu’au petit paquet sur la chaise. Pierre finit par se retourner et il reste interloqué, la main sur le dossier, devant ce paquet.

    -    Qu’est-ce que c’est que ça ? Demande t’il à Agnès qui jubile.
    -    Ben, regarde ! Lui dit-elle impatiente.

    Pierre entrouvre le petit sac et en sort une chemise à manches courtes, dans le même style que celle qu’il porte mais avec un logo sur la poche qui indique que ce n’est pas n’importe quelle chemise.

    -  Tu es folle mon amour ! Dit-il surpris. Mais quand as-tu trouvé le temps de prendre mon tour de cou ? Rigole t’il en vérifiant l’étiquette sur le col.
    -    A chaque fois que je mets mes bras là. Réponds t’elle en entourant son cou de ses bras nus avant d’échanger le baiser qui s’impose.
    -    Merci mon cœur. Dit Pierre après cette étreinte. Tu es folle mais je t’aime !
    -    Je t’aime mon homme ! Dit dans un souffle Agnès en se serrant contre la poitrine de celui qu’elle attendait depuis longtemps.

    Plus tard, Pierre est en train de finir de déguster le gratin de fruits de mer qu’Agnès avait préparée avec amour durant la matinée après avoir fait ses courses sur le boulevard et celle-ci, pour son compte, commence à débarrasser les plats en entassant le tout dans l’évier. Quand elle revient Pierre s’est levée avec les assiettes et les couverts afin de l’aider à ranger. Elle lui sourit et le remercie en l’embrasant à son passage vers le coin cuisine. Une fois qu’ils sont revenus s’asseoir à la table avec deux tasses de café instantané, ils se mettent à parler de leurs familles et de leurs vies.

    Agnès a commencé ses confessions en avouant qu’elle venait d’une famille aisée et qu’elle ne vivait dans cette chambre de bonne que par soucis d’émancipation parentale. Son père, artiste méconnu du grand public était non moins réputé dans le milieu des musiciens classiques d’avant guerre. Il avait amassé beaucoup de contrats mirobolants qui lui avait permis de s’installer dans une vie bourgeoise facilement. Elle avait donc grandi dans une certaine opulence, dont elle se lassa vite à son adolescence. Aujourd’hui adulte, sans renier ses parents qu’elle adore, elle a acquis une certaine volonté de se séparer de ce monde où elle ne se sentait pas à l’aise, même si elle profite encore des largesses de son père qui l’emploie comme « commercial » dans sa maison d’éditions musicales, ce qui lui rapporte un joli salaire en fin de mois.

    Pierre lui vient d’une famille ouvrière comme il en existe tant. Son père avait trimé toute sa vie à seul fin d’abriter et de nourrir sa famille. Sa mère avait fait des ménages, des travaux à domiciles, des sonnettes, des parapluies et la nourrice, bref toutes sortes de petits boulots pour améliorer le quotidien. Avec son frère et sa sœur, ils avaient vécu heureux, tant qu’ils ignoraient que la richesse existait, mais jamais ils n’ont fait autre chose qu’admirer et aimer leurs parents. Cependant chacun était parti de son coté dès qu’il avait put assumer seul sa vie, laissant ainsi plus d’aisance à ceux qui restaient. Pierre étant le dernier avait vu son frère, puis sa sœur partir du foyer du parental et à 19 ans il était parti à son tour laissant ainsi ses parents profités de leurs retraites. Il avait fait plusieurs postes depuis la fin de son service militaire et depuis peu il était dans cette boutique de musique, son domaine de prédilection. Il vivait maintenant dans un joli H.L.M. en grande banlieue parisienne, loin des barres de 1000 habitants qui se côtoient sans se connaître et des villes dortoirs. Il améliorait ses maigres revenus par quelques, très rares, petits concerts de-ci de-là et quelques cours de guitare qu’il donnait aux enfants d’une famille aisée de sa commune.

    Pierre en est à décrire son deux-pièces avec balcon quand il regarde sa montre et s’aperçoit qu’il ne lui reste que dix minutes avant de devoir retourner à son labeur. Il prend une mine déçue car il avait espéré pouvoir honorer sa belle et lui prouver son amour et là, manifestement, ils n’auront pas le temps ! Agnès en voyant son visage comprend que l’homme de sa vie va devoir repartir pour un après-midi qui semblera long à tous les deux, aussi elle se lève et vient s’installer sur les genoux de Pierre pour un câlin et des baisers emplis de tendresse.

    Puis l’heure venue, Pierre sur les conseils avisés d’Agnès met la chemise neuve sur son dos et la chemise sale dans le sac emballage cadeau désormais vide, et retourne, après encore une multitude de baisers, à son travail…


 
 

La suite est là ---> 


 

en attendant vous pouvez aller là !  O



   

  
Lundi 9 juin 2008
- Publié dans : Roman - Communauté : Une journée pas ordinaire !
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