Rémunération de l'auteur



   


Le tout début du roman est
ICI

mais le début de l'histoire est LA






     
 
     





 


 

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CHAPITRE   V (A)

... que je me suis préssé de finir pour Galatée qui vient deux fois par jour sur mon blog voir si la suite est en ligne ! hihihi  !



    

    Quand la Golf jaune se range le long du trottoir de la rue Soufflot, il est presque une heure du matin. Pierre et Agnès sont chargés comme des bœufs pour monter l’escalier. Lui porte un grand sac de voyage où il a mis des affaires suffisantes pour tenir jusqu'à mercredi soir dans une main et le sac d’Agnès dans l’autre. Elle a les bras chargés de deux bouquets : ses roses d’un coté qu’elle n’a pas voulu laisser dépérir sans en profiter, et la gerbe de blé, enveloppée dans du papier journal, de l’autre. Devant la porte, elle pose le-tout par terre le temps de retrouver, dans le fatras de son petit sac à main, les clés du studio. Quand elle rentre, elle se rend compte de la petitesse de sa chambre de bonne. Comparé à l’appartement de Montsoult, elle a l’impression d’être à l’étroit chez elle.

    -    Je ne me rendais pas compte que c’était si petit ici. Ne peut-elle se retenir de dire.
    -    Pour les quelques jours qui te reste à passer ici, tu tiendras ? T’es sur ?
    -    Hi, hi ! Je vais essayer, mais si je m’évanouis, tu me ramène là-bas, promets-le-moi, mon amour ?
    -    Promis mon cœur ! Tu n’oublies que mercredi soir j’ai un cours à donner à 20 heures ?
    -    Non, je ne pense même qu’a ça ! On en profitera pour emporter des trucs quand même. Je les rangerais pendant que tu travailleras mon chéri, mais il faudra que tu me fasses un peu de place dans tes placards. Enfin quand je dis un peu ! … Ajoute t-elle en ouvrant son coin « penderie-placard à vêtements. »
    -    Ça nécessitera un peu de rangement, mais ça rentrera sans trop de problèmes mon ange. Mais là, je suis trop crevé pour penser à travailler !
    -    Bon ! Alors au dodo ! Dit-elle en se laissant tomber sur la couette blanche.

    Pierre lui saute dessus et une bataille s’engage, Agnès se débattant en riant et assène de grand coup d’oreiller sur le dos de son amant. Mais la fatigue, de ce long week-end chargé d’événements, les vainc rapidement. Elle se relève en premier pour aller à la salle de bains avant de se coucher. Lui,  trop las, se déshabille en restant assis sur le lit puis s’allonge sur le ventre en saisissant l’oreiller entre ses bras. Il repense à tout ce qui c’est passé les yeux fermés.

    Cinq minutes plus tard, Agnès, de retour apprêtée pour la nuit, le retrouve endormi, le souffle régulier et le sourire aux lèvres. Elle se couche doucement à ses côtés et lui dépose un petit bisou sur l’épaule qui ne le fait même pas réagir. Elle avait espéré un petit moment de tendresse avant de s’endormir, mais la vue de cet homme souriant dans son sommeil la ravit suffisemment et elle le laisse dormir en venant néanmoins se coller à lui pour essayer de ne faire qu'un avec celui qu’elle aime.


♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥


    La journée de mardi a parut longue à Pierre malgré la coupure de midi. Il faut dire qu’il l’a passé tout seul dans le studio d’Agnès. Sa belle était partit juste après lui et elle avait plusieurs rendez-vous qui ne lui permettaient pas de rentrer déjeuner. Mais là il est sept heures trente et le rideau baissé derrière lui, il presse le pas jusqu'à la rue Soufflot en espérant que sa compagne sera enfin rentrée. Il ne l’a pas vu passer devant la boutique, mais ce n’était peut-être pas sa route, pense t-il en montant l’escalier de bois.

    Il frappe à la porte mais personne ne vient ouvrir. Il colle son oreille au panneau de bois mais aucun son ne lui parvient. Déçu, il sort de son jean la petite clé plate qu’Agnès lui a donné ce matin, et ouvre la porte du studio. Sa douce n’est pas encore rentrée. Il s’inquiète un peu mais, ne connaissant pas son rythme de vie en semaine, il se range à l’idée que c’est normal. Il ouvre la fenêtre afin d’aérer un peu la fournaise qu’est devenue la pièce sans air avec ce soleil infernal qui règne sur Paris aujourd’hui. Puis il s’installe sur une chaise avec la nouvelle guitare d’Agnès, pour lui régler au mieux et patienter en musique. Mais au bout d’un quart d’heure cela ne l’amuse plus et il repose la guitare.  Il est debout au milieu de la pièce à chercher ce qu’il pourrait  bien faire quand la porte s’ouvre enfin !

    -    Ah mon amour, te voilà enfin ! S’exclame t-il alors qu’Agnès pénètre dans le studio.
    -    Pff ! J’ai eu une rude journée ! Et puis il fallait bien faire des courses si tu voulais manger ce soir. Dit-elle en lui tendant un grand sac plastique aux couleurs du Framprix voisin.
    -    Excuses moi mon ange. Répond Pierre en, prenant le sac. Je n’y ai pas pensé du tout. Ca été ton boulot mon cœur ? Pas trop dur de rattraper ta journée de lundi ?
    -    M’en parle pas ! Dit-elle visiblement marqué par cette journée.
    -    Mon pauvre ange ! Et il la prend dans ses bras. Je t’aime. Lui glisse t-il à l’oreille.
    -     Je t’aime. Lui dit-elle en l’embrassant.

    Une fois ce moment de tendresse achevé, elle se laisse tomber sur le lit et se met à lui raconter sa journée. Pierre ne suit pas trop toutes les explications qu’elle lui donne tant le monde de l’édition musicale lui est étranger. Mais il se rend bien compte qu’elle a dut courir de rendez-vous en rendez-vous toute la journée pour ne pouvoir rentrer qu’a sept heures. Elle s’était alors aperçue qu’il lui fallait redescendre faire quelques courses pour pouvoir dîner. De plus, en arrivant au bas de l’immeuble, la concierge lui avait pris la tête en la questionnant savamment sur son absence d’hier. Elle a eu alors la mauvaise idée que dire que, de toute façons, c’était sa dernière semaine ici. La pipelette s’était mise à lui décrire toutes les étapes à franchir pour pouvoir partir en respectant la législation. Elle avait eu envie de crier au secours pour que Pierre descende lui sauver la mise mais elle s’était contenue jusqu'à ce que la gardienne la laisse rejoindre son studio. Pierre, compatissant, lui dit de se reposer et qu’il va s’occuper du repas. Elle se relève d’un coup et dit :

    -    Non ! J’ai fais les courses avec une idée en tête, laisse moi cuisiner.
    -    Ok mon cœur ! J’espère que tu n’as pas fait trop de courses. N’oublie pas que demain, on retourne à Montsoult pour ma leçon, que jeudi on mange chez mes parents. Il ne reste plus que vendredi soir, vu que samedi tu quittes définitivement ce studio !
    -    Hou là ! Quel programme ! Depuis que je suis avec toi, le temps passe trop vite. Dit-elle en rigolant.
    -    Là où Pierre demeure, l’ennui se meurt !
    -    Hou ! Prétentieux va !
    -    Bien qu’est-ce que je fais pendant que tu cuisines ?
    -    Rien pour l’instant, mais dans… dix minutes tu auras du travail mon cœur. Répond t-elle après avoir regardé sa montre.
    -    C’est précis, mais pourquoi attendre ?
    -    Tu verras. C’est une surprise. Tiens en attendant, tu peux défaire des glaçons et préparer trois verres pour l’apéro.
    -    Trois verres ! Donc on attend quelqu’un et je suppose que tu ne veux pas me dire qui ?
    -    Tu as tout compris mon amour. Dit-elle en passant dans le coin cuisine avec son sac de courses.

    Chacun s’attèle donc à sa tâche, celle de Pierre n’étant pas très contraignante est vite achevée. En attendant la fin des dix minutes fatales, il s’assoit tranquillement sur une des chaises, près de la table, et regarde sa belle s’affairée dans la cuisine. Deux minutes plus tard, deux coups de klaxon sonores résonnent dans la rue. Agnès lâche la cuillère qu’elle avait à la main et se met à la fenêtre. Il la voit faire un signe à quelqu’un en bas puis se retourner vers lui en lui faisant signe de venir ; Il s’accoude à la balustrade à coté de sa compagne et voit sur le trottoir un homme grand et blond qui le regarde et le salue. Machinalement il le salue aussi et c’est alors qu’Agnès lui dit :

    -    C’est mon frère, il va manger avec nous. Tu peux descendre l’aider, il a des trucs pour moi.
    -    A vos ordres mon capitaine ! dit-il en lui adressant un salut militaire parfait.

    Il fait signe qu’il descend au frère d’Agnès et quitte la fenêtre pour sortir à la rencontre de ce garçon, avant de se raviser.

    -    Dis ma chérie, c’est quoi son prénom à ton frère ?
    -    Je te l’ai pas dit ! d’étonne t-elle. C’est Alain comme mon père, mon amour.
    -    Merci mon ange. J’aurais l’air moins con devant lui. Et il disparaît derrière la porte du studio.


♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥


    Pierre arrive quand Alain est penché sur le coffre de sa R18. Il s’approche et n’osant pas le surprendre, il attend qu’il relève la tête. Le frère d’Agnès se redresse en tenant à la main deux paquets de cartons d’emballage.

    -    Ah ! Tu es déjà là ! Dit-il en posant son chargement sur le trottoir. Voilà donc le fameux Pierre dont ma frangine m’as rebattu les oreilles pendant une heure cet après-midi ! Ajoute t-il en lui tendant la main.

    -    Et oui ! Ça doit être moi ! Rigole Pierre en lui serrant la main tendue.
    -    Enchanté de te rencontrer.
    -    Moi aussi, Alain ! Je suis très heureux.
    -    Joël aussi m’a dit beaucoup de bien de toi au téléphone hier.
    -    Ah oui ! J’ai passé une soirée formidable avec lui. Dit Pierre en repensant à cette fabuleuse soirée de vendredi avant que ses pensées dérivent sur la nuit qui suivit.
    -    Ça a l’air. Dit Alain en voyant le visage radieux de l’ami de sa sœur, sans se douter de la motivation de cette béatitude passagère. Bon Pierre, tu m’aides à monter ces cartons là-haut ?
    -    Bien sur, je suis descendu pour ça. Dit ce dernier en prenant l’un des deux paquets plus encombrant que lourd. Y’en a combien là-dedans.
    -    Tu demanderas à Agnès. C’est elle qui les a récupérer, à l’imprimerie Gouet, et qui m’as demander de lui ramener ici.

    Dans l’escalier ils n’échangent pas un seul mot tant ils se démènent avec leur colis qui mine de rien n’est pas si pratique à transporter. Pierre n’ayant pas le courage de fouiller dans sa poche pour retrouver sa clé, frappe au panneau de bois.

    La porte s’ouvre sur une Agnès souriante.

    -    Alors les gars, vous en avez mis du temps à les monter ces cartons.
    -    On voit que c’est pas toi qui les portais,  ces cochonneries ! Dit Alain légèrement excédé.
    -    C’est vrai que c’était pas facile ! Renchérit Pierre.

    Mais l’ambiance est nettement plus gaie un quart d’heure plus tard lorsqu’ils se retrouvent tous les trois autour de la table à boire un apéritif bienvenu. Pierre a pris le tabouret du coin-cuisine, laissant les chaises à Agnès et son frère. La conversation est animée et Alain l’a tout de suite amené à leur re-raconter leur soirée avec Moustaki, lui-même n’ayant pas eu la chance de jouer avec lui, malgré son métier. Agnès, elle,  essaye de parler de choses plus concrètes en discutant de son déménagement. Elle voudrait notamment savoir si Alain serait libre le jour  où ça se passerait, mais ce dernier ne réponds toujours pas tant il questionne Pierre. Elle commence à s’impatienter et préfère retourner en cuisine finir de préparer le repas. Pierre la rejoint peu-après, lui aussi commençant à en avoir marre d’endurer les questions d’Alain. Ils échangent un regard complice qui en dit long sur leurs sentiments. Quand ils reviennent s’asseoir à la table, Alain les attend en sirotant son Pastis calmement. Agnès mets tout de suite les choses au point en lui disant, d’un air qui n’invite pas à la contradiction,  qu’elle l’a fait venir pour parler de son déménagement et pas des soirées entre musicos. Il repose son verre en baissant la tête comme un enfant punit et dit :

    -    Pardon Madame ! Je recommencerai pas Madame !

    Ce qui a pour effet de faire rire Agnès qui adore son frère un peu pour sa vitalité et mais surtout pour sa gentillesse.

    -    Bon ! Ça ira pour cette fois ! Mais ! …….

    Ils finissent leurs verres et Agnès installe de suite assiettes et couverts pour le dîner improvisé. Pendant qu’ils mangent crudités, steaks au poivre et pommes sautées et qu’elle fait les va-et-vient entre la table et la cuisine, les garçons parlent entre eux. Ils découvrent différentes choses qu’ils ont en commun comme bien sur la musique mais aussi la même filière au lycée, les bières belges, et autres. Au dessert Agnès se mêle à la conversation et cette fois, ils parlent enfin de l’organisation du samedi. Pierre travaillant ce jour là, Alain propose de faire le plus gros durant la journée avec Agnès. Pierre et Agnès le rassurent tout de suite en lui disant que ce ne sera que des cartons et quelques petits meubles comme la table et les chaises dont elle ne veut pas se séparer. Le seul gros éléments étant le matelas et c’est là que se pose le principal problème. Même avec la R18 d’Alain, ils ne voient pas comment le transporter. C’est encore la fille qui trouve la solution en proposant de demander à son père de lui prêter le Combi-Volkswagen des vacances. Alain rigole en repensant aux souvenirs rattachés à ce camping-car.

    -    C’est pas une camionnette, c’est un camping-car je te rappelle. Fait-il remarquer à sa sœur.
    -    Je sais, mais pour transporter mes affaires ça ira bien.
    -    Oui, tu as raison. Je dois l’appeler ce soir tard pour confirmer un rendez-vous avec un de ses amis, je lui en glisserai un mot. Mais tu ferais mieux d’aller lui demander car, ça fait trois jours qu’il me demande « Tu as des nouvelles de ta sœur ? »

    -    Mais je l’ai appelée samedi !!!
    -    Oui, mais tu le connais ! Il a compris que tu mijotes quelque chose et il s’inquiète. C’est tout ! … Va le voir plutôt que lui téléphoner, il sera content et il acceptera toutes tes demandes.
    -    J’irais demain matin, je n’ai pas de rendez-vous.
    -    Je vais déjeuner tout seul encore, car je suppose que tu resteras avec lui pour midi. Dit Pierre.
    -    Ben Oui ! Excuses-moi mon amour ! Dit-elle en prenant un air contrit.

    Le principal soucis étant quasi-résolu et l’heure étant déjà avancée, Alain annonce qu’il va les quitter car il avait plein de choses à faire avant d’aller se coucher. Ils le raccompagnent tous les deux jusqu'à sa voiture en papotant et en se promettant de s’appeler pour tout mettre au point une fois le prêt du camping-car établi. Agnès promet aussi à son frère de l’inviter pour une vraie soirée quand ils auront tout rangés à l’appartement. Une fois Alain partit, nos amoureux regagnent leurs pénates main dans la main. Ils débarrassent vite fait la table, font la vaisselle aussi rapidement, et s’attaquent à faire un carton des vêtements dont Agnès n’aura pas besoin avant samedi. Un deuxième cartons est fait dans la foulée, mais Pierre fait remarquer que s’ils continuent encore ils n’auront plus de place pour se coucher. L’annonce d’une nuit de sommeil convint sa belle de s’arrêter, malgré son envie de tout faire au plus vite. Le baiser que lui donne Pierre en l’enlaçant laisse penser qu’ils ne dormiront pas tout de suite, mais cela aussi, elle est prête à l’accepter tant le désir monte en elle. Pierre l’attire doucement vers leur couche et elle se laisse couler dans ses bras vers une nuit qu’elle pressent merveilleuse…



 

©




    

La suite est en écriture ...
  
 
 

 
   

  
Lundi 7 juillet 2008
- Publié dans : Roman - Communauté : Une journée pas ordinaire !
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