| 05 Ecrire la suite (de Kildar) |
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L'exercice consiste à écrire la suite du texte En deça du temps de Kildar... sans pour cela forcément respecter l'ambiance du texte initial. Le but de l'exercice étant bien de donner votre vision de la suite, potentiellement dans un tout autre genre que celui du texte initial. .... Lynn éclata de rire, lui prit la main et ils partirent en courant vers le voilier. Et voici ma vision de la suite... |
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En deça du temps II |
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La montre de Lynn affichait midi et son estomac en était à faire le même constat.
Victor avait disparu à l’intérieur du bateau depuis dix minutes et elle se décida à aller le chercher pour manger ensemble un morceau de quelque chose. Son ombre dédoublé sur le pont lui
rappela le paradoxe qu’ils étaient en train de vivre. Les deux astres étaient montés côte à côte dans le ciel d’un bleu parfait, mais ils ne semblaient pas être à leur paroxysme. La température était plus que douce et s’il n’y avait cette brise constante depuis ce matin, ils auraient sans doute cuit sur place. Elle toqua à la porte de la cabine. « Victor ! J’ai faim ! » Le jeune homme réapparu aussitôt. Il tenait un panier d’osier à la main que Lynn reconnu pour l’avoir utiliser plus d’une fois avec Victor afin de ramener les pommes qu’ils allaient chiper dans les vergers avoisinant durant leurs adolescences. « Je savais bien que tu n’allais pas tarder à manifester une fringale. C’est pour ça que j’ai été préparé quelques sandwichs pour ce midi. » Elle l’en remercia d’un petit baiser sur le front, endroit le plus accessible sans trop se baisser, Lynn étant nettement plus grande que son ami. « Te voilà revenus à de meilleurs sentiments que tout à l’heure » remarqua le garçon d’un air narquois. Lynn convint que depuis ce matin elle était un peu sur les nerfs et s’excusa de son irascibilité. Peut-être que le bouleversement solaire en était la cause ? Elle ne se l’expliquait pas autrement. La chaleur commençait à gagner l’atmosphère ambiante et le couple d’amis décida de se réfugier chez les parents de Lynn, entre les épais murs de la maison. Victor s’étonna qu’elle soit seule car si leurs parents respectifs étaient paris ensemble en croisière sur le Nil avec le club local du troisième age, l’oncle de Lynn devrait être là ! « L’oncle est partit hier soir en ville voir sa ‘bonne amie’ comme il dit. Je me demande s’il lui est arrivé la même chose que nous ? » Victor semblait dubitatif sur ce fait. « Je ne saurais pas te dire, ça a été tellement troublant que je n’ai pas pris conscience de l’étendue du phénomène. » Installés de chaque cotés de la table en chêne de la vaste cuisine, ils piochaient dans le panier les différents petits morceaux de pain de mie que Victor avait garnis de charcuterie ou de crudités. Lynn avait sortit du réfrigérateur une grande bouteille de soda bien fraîche qui apaisa leur soif rapidement. Pendant que Lynn enfilait les petits sandwichs les uns derrière les autres, Victor pinaillait un peu déclarant que tout ça lui avait un peu coupé l’appétit. « Tu es inquiet à ce point ? » Lui demanda t-elle sans prendre le temps de vider sa bouche. « Et si on était les seuls dans ce nouveau monde ? » La jeune femme éclata de rire instantanément à cette évocation. « Alors ça y est ! Tu l’as trouvé ton prétexte pour me proposer la botte ! » Victor bouda légèrement avant de s’indigner de cette pensée perverse qu’elle lui appliquait sans prendre conscience de ce qu’ils vivaient actuellement. Lynn repris un air plus sérieux et avoua qu’elle aussi commençait à douter sérieusement de l’avenir proche. Ce qui l’inquiétait le plus était surtout l’attitude des animaux. Etaient-ils vivants ou pas ? Que se passerait-il s’il s’approchait de la rive ? Un changement de luminosité soudain les interrompit dans leurs questionnements. Ils se précipitèrent d’un même pas vers la fenêtre de la cuisine exposés au sud et se rendirent compte instantanément que de gros nuages gris voilait entièrement les deux astres. Un aboiement suivit de peu par le piaillement des cygnes, retentit. « Je crois que Kirk s’en prend aux cygnes là ! » Victor sortit en vitesse afin de protéger ses amis ailés, mais ceux-ci s’étaient déjà tranquillement installés hors de portée du chien qui, les quatres pattes dans l’eau, semblait très énervé de ne pouvoir les atteindre. Lynn le rappela fortement et l’animal vint la queue basse se coucher aux pieds de la jeune femme... « Tu crois qu’il va pleuvoir ? » s’inquièta Lynn auprès de Victor tout en caressant d’une main distraite le dessus de la tête du chien qui se laissa faire avec un plaisir flagrant. Le jeune homme lèva les yeux au ciel et regarda ce ciel d’un gris intense qui semble animé de soubressauts tant le vent d’altitude doit être violent. « Je ne pourrais pas te le dire ! C’est si étrange. Ca ne ressemble pas au ciel que nous avons d’habitude sous nos latitudes. » déclara t-il visiblement aussi inquiet de la présence de ces nuages qu’il est rassuré sur le sort des animaux. « Il faut mieux se mettre à l’abri tout de même. » « Dans la maison alors, je n’ai pas confiance en ton raffiot s’il devait y avoir une tempête. » déclara aussitôt Lynn. Et notre couple se rappatria vite fait vers la demeure en pierre suivi du chien qui n’était visiblement pas rassuré. A peine étaient-ils rentrés à l’intérieur que le vacarme du vent s’amplifia jusqu'à en devenir assourdissant. Kirk s’était couché sous le buffet de la cuisine où il geignais de façon inquiétante. Victor et Lynn se blotirent l’un contre l’autre et regardèrent ensemble par la croisée de la fenêtre, les feuilles, arbustes, tuiles et bouts de bois qui volaient et tourbillonnaient avant de disparaître dans le néant de la nuit. Lynn se mit à trembler et se serra contre son ami. Prise soudain d’une envie irréprésible, elle embrassa Victor à pleine bouche comme si c’était le dernier baiser de sa vie. Il l’enlaca ardemment et lui rendit son baiser goulûment. Malgré le stress qui le tenaillait, il prit un plaisir immense à vivre cet instant dont il rêvait depuis si longtemps. Des éclairs viennent déchirérent le ciel, sous son buffet Kirk se mit à hurler à la mort, et les deux jeunes gens firent l’amour à même le sol dans cet environnement de folie. C’est épuisés et comblés que les deux jeunes gens sortirent de leur petite mort. Kirk avait quitter son buffet et lèchait ardemment la figure de Lynn qui en rigola Victor se redressa et constata alors que tout était redevenu calme. Un rayon de soleil traversa la pièce pour venir frapper le mur en face de lui. Il perçut venant du dehors les bruits familiers du vent dans les drisses du voilier et les cris des mouettes constamment affamées. Il aida sa compagne à se relever et, main dans la main, ils se dirigèrent vers la porte pour constater les dégats que la tempête avait put laisser derrière elle. Victor entrouvrit la porte et leurs regards se portèrent immédiatement vers l’est. Le soleil avait entamer sa descente… « LE » soleil ! Il n’y avait qu’un seul et unique astre dans le ciel ! La vie avit repris son cours normal autour d’eux. Mis à part quelques branches parsemées deci-delà, rien ne laissait supposer qu’une tempête ai soufflé ici. Un moteur de voiture se fit entendre. Kirk délaissa le couple d’un coup et courut au devant du véhicule qui descendait le long du chemin. « L’oncle est de retour » constata Lynn. Victor n’avait pas besoin de cette information car il avait bien reconnu le bruit caractéristique du vieux moteur. « Il va peut-être nous expliquer ce que lui as vécu ? » se dit Victor. « Hello les enfants ! Vous avez étés sages ? » demanda en souriant le viel homme. Victor et Lynn se regardèrent éffarés. Ils seraient donc les seuls à avoir vécu ce passage dans l’autre monde ? Un questionnaire savament distillé par Victor leur démontra que le viel homme n’avait rien perçu des évenements qu’ils venaient de vivre. C’est dans le doute le plus complet que nos amis regagnèrent le bateau… Pourquoi ? Et pourquoi eux ? Sur le pont du voilier, ils se regardèrent dans les yeux et ces sourires complices exprimèrent la même idée : Ils venaient de vivre le plus bel instant de leur amour naissant … |
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