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Comme je n'ai plus la moindre idée d'article et afin de faire vivre ce blog malgré tout, je vais vous raconter ma journée d'hier ...
Ce ne sera pas forcément très intéressant, mais cela fera travailler un peu mon pauvre petit cerveau fatigué et qui sait cela va peut-être le réveiller ! Et si tout se passe bien
peut-être que je m'inventerai des aventures aussi je vous préviens dès maintenant : Ne prenez pas tout mes écrits pour paroles d'évangile, la vérité n'étant pas toujours belle je risque
de l'enjoliver bien des fois... En gros ne me croyez pas forcément !
Commençons cette journée par mon réveil ( jusque là c'est logique. ) J'ai mis hier soir mon téléphone à sonner pour huit heures et demi, mais bien entendu je me suis réveiller à six
heures... J'ai été aux toilettes, j'ai rodé un peu, jeter un oeil par la fenêtre où rien ne se passait et je me suis recouché en prenant mon bouquin de mots croisés. Force 4,
grilles muettes ! Ce n'est pas de la tarte et je gomme autant que j'écris... Et puis mes yeux clignottent dérrière mes lunettes et lentement je sombre dans un sommeil non désiré. Quand
mon téléphone me sort de cette seconde nuit, la torpeur matinale s'empare de moi et je me sens plus fatigué qu'hier soir en me couchant.
La raison de cette heure très matinale pour moi qui suis en longue maladie, qui vit seul et donc libre de me lever quand je veux, c'est le rendez-vous mensuel avec ma psy (
dépression oblige. ) J'en devine déjà qui attendent le croustillant du rapport de cette consultation....
Et bien NON ! Je ne vous dirais rien là-dessus !
NA !
Je vous éviterai aussi le passage à la salle de bains et le petit dèj ( un grand café au lait et 4 pains au chocolat ) mais je vous dirais tout
de même qu'avant tout cela il y a le calin obligatoire à Monsieur Kenzo qui le réclame toujours avec insistance. Si je le laissais faire ça durerait des heures et en général, il faut
que j'arrête de le carresser pour qu'il daigne quitter le lit. Sans oublier toutefois de me marcher sur le ventre en partant ( je dis sur le ventre mais il y a des fois .... )
Encore un matin mal réveiller. Pourvu que je sois capable daller jusqu'au centre médico-psychiatrique ! Hier soir mon frangin m'a proposé de m'emmener comme il le fait pour mes autres
consultations plus éloignés, mais comme c'est à un petit kilomètre de chez moi, j'ai décliné l'offre. J'aurais peut-être pas dus !
Je vais profiter du fait que je descende mes quatre étages pour la première fois de la semaine pour porter les poubelles ( celles qui ne passent pas par le vide-ordure ) au container
du sous-sol. Je fais un gros sac poubelle et une fois que tout est prêt, je m'installe devant le PC en attendant l'heure de partir. Le portable que me prête mon frère est pas mal mais
plus long à ouvrir que ne l'étais ma grosse machine aujourd'hui disparue. La connexion WiFi se fait et hop un petit tour sur ma boite mail. Pas grand chose à part la news-letter de ma
Flo, j'y vais de suite poser un petit commentaire comme tous les jours. Je m'en voudrais si je ne le faisiais pas ! Rien d'autre ? Bon alors la Télé, Eurosport, Bof ! Du tennis féminin !
Y'a pas de française ? Bon, pas la peine d'aller voir ailleurs, on est mercredi, il n'y a que des programmes pour les gosses. J'éteins ! De toutes façons il va bientôt falloir que j'y
aille...
Et c'est partit !
Personne dans l'escalier. Je préfère ! J'ai toujours peur de croiser la gardienne ou ma voisine qui risqueraient de me mettre en retard. De plus avec mon sac poubelle à la main, je me
sens jamais à l'aise. Un petit coup d'oeil à la boite aux lettres car depuis trois jours elle a eu le temps de se remplir. Coup de chance il n'y a pas encore le paquet de journeaux
publicitaires de la semaine. J'ai toujours peur de jeter du courrier quand je les mets dans la poubelle faites pour eux à coté des boites. Par contre j'ai de quoi lire, le journal télé,
deux lettres de la sécu, une pub à la c.., une lettre de la société de H.L.M. ( sans doute le montant du loyer réajuster pour l'année à venir ) et la facture de mon mobile. Je
prendrais tout ça en revenant. Passage au sous-sol pour déposer mon sac et le grand air frais du dehors. Le temps c'est légèrement radoucie, mais ça caille quand même. Il doit faire 3 ou
4 degrés, c'est mieus que les moins 5 d'il y a trois jours.
La longue marche commence... Pour ceux qui ne me connaissent pas bien j'explique pourquoi ce kilomètre à pied me fait peur. Depuis mon cancer j'ai les contrecoups des traitements. Les
rayons de la radiothérapie m'ont détruit les papilles, les machoires et les dents et la chimiothérapie m'a, petit à petit, sclérosé les muscles et je souffre maintenant de névrites
musculaires dans les jambes. Généralement au bout de 500 mètres j'ai des crampes abominables dans la jambe gauche, alors le double à faire ça m'angoisse un peu, mais il faut bien que je
fasse des efforts si je ne veux pas devenir totalement invalide.
Les premiers pas sont alertes, je n'ai jamais su marcher lentement, mais à peine fait deux cent mètres je ressens la douleur dans mon mollet qui s'insinue. Je continue... J'ai pourtant
choisit le chemin le plus court et surtout le plus plat, mais ici quand ça ne monte pas... ça descend ! La je suis dans un faux plat montant et je le sens bien. Je vois le coin de rue ou
je dois tourner et qui lui est en descente... Plus que vingt mètres... Mais il faut que je m'arrête... Je repars après un petit massage inutile. Ouf ! Je suis dans le bout descendant et
même si j'ai toujours aussi mal, j'ai moins d'effort à faire. La rue principale et puis la ruelle au fond de laquelle est le centre médical. Quelques rayons de soleil réchauffent
l'atmosphère et me redonnent un semblant de courage. Les trois cent derniers mètres sont douloureux mais je vois la porte au loin. Ca y est je suis arrivé, en boitant plus que bas, mais
je suis arrivé. Je passe au secretariat pour signaler ma présence et c'est avec délices que je m'installe dans la salle d'attente. Il n'y a personne et c'est tant mieux, vu l'endroit. La
dernière fois une femme attendais en même temps que moi et elle me faisait un peu peur par ses regards suspicieux envers moi et son attitude qui laissait à penser que ses problèmes
étaient vraiment psychiatrique, elle !...
Ma psy vient me chercher cinq minutes plus tard et la douleur dans ma jambe s'est estompée. Je me lève et la suis dans son cabinet...
...
... Quand je remet le nez dehors, une demi-heure plus tard, si je n'ai plus vraiment mal aux jambes, je sens bien que mes muscles sont durs et que donc ça ne va pas durer. Le problème est
surtout que tout ce que j'ai descendu à l'aller, je dois le remonter ! Arrivé au bout de la ruelle, la douleur est revenu, en plus fort. Je ne me sens pas de grimper encore et j'opte pour
le coté descendant en me disant "Je vais aller à la boulangerie, et je me reposerai sur le rebord de béton devant la Poste. " Comme je sens bien que j'aurais beaucoup de mal à rentrer
tout seul, je prends mon téléphone et je décide de tenter le coup en appelant mon frère s'il n'est pas encore partit chercher son petit-fils au collège ? A peine a t'il reconnu ma voix
qu'il me demande où je suis. Le temps d'acheter ma baguette et il est devant la boulangerie et je m'asseois sur le siège passager de sa voiture avec soulagement. Je m'excuse d'avoir du le
déranger mais il me rassure en me disant qu'il était justement en train de partir faire quelques courses avant d'aller au collège et que ça ne lui coûte rien. Je me demande ce que je
fairais sans lui car il est toujours disponible pour moi. Demain matin, (aujourd'hui pour vous) c'est lui qui m'emmenera au marché puis au Leader-Price pour faire mes courses de la
semaine et l'après-midi pour mes rendez-vous avec l'ORL et le Stomatologue... Rude journée encore ! Mais celle-ci n'est pas finie, même si maintenant il ne me reste comme effort que mes
quatre étages à monter.
Le reste de la journée sera banale et sans intérêts et puis là... On est jeudi et je dois me préparer pour aller en courses...
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