| Je m'excuse d'avance envers ceux et surtout celles ( n'est-ce pas Delphine ! ) qui, attirés par le titre accrocheur donné à cet article, vont être profondement déçu par son contenu ! Mais c'est ainsi ! |
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Il y a des jours où ça part mal et où tout nous agace !
Comme ce jeudi matin...
Je me suis réveillé de très bonne heure jeudi matin ! Les yeux dans le vague et à l'aide de la faible
clarté du matin je me suis dirigé vers les toilettes afin de souscrire au
rituel matinal et soulager mon petit ventre par la même occasion. Première erreur, même quand on distingue un peu les murs il peut y avoir des obstacles vicieux cachés au coin du
chambranle qui vous agressent méchamment. Jeudi matin ce fut une simple souris en plastique qui s'est mis à couiner lorsque, impudemment, je la piétinais. C'est alors que, dans un
réflexe puéril pour épargner cette pauvre bête de cellophane, je me mis à sauter sur un pied vers l'avant. Mais la porte des toilettes était plus proche que prévu et je la percutais de
vive allure. Ayant un appendice nasal assez développé, ce fut lui qui pris le plus gros du choc en propulsant dans mon cerveau un sentiment de douleur assez imposant. Un grand vide
m'envahit soudain et j'ai pensé : " Ça y est, je suis dans la peau de Pierre RICHARD ! " Mais, en allumant (enfin) la lumière de l'entrée et en voyant ma tête dans le miroir sis à coté
de la porte, je me rendis compte que la transmutation n'avait pas réussie. J'avais toujours ce visage have et cette cicatrice énorme dans le cou. Reprenant mes esprits j'accomplis ce à
quoi j'étais disposé à faire avant cet aléa pervers. Après avoir rodé quelques minutes dans la cuisine, dans le salon, à la recherche d'une occupation décente à six heures du matin, je
me rendis à l'évidence: je serais mieux dans mon lit. Je mis donc mon disque "matinal" (celui que vous écoutez actuellement) et regagnais mes draps bientôt rejoint par mon chat
Kenzo qui me demandait sa dose de câlins quotidiens. Et c'est aux sons de la musique et des ronronnements félins réunis que je repartis me vautrer dans les bras de
Morphée. Alors que je rêvais à des choses improbables, je fut réveillé par la sonnerie de mon téléphone portable. La musique s’était arrêtée, le chat était partit s’installer dans son panier et les rayons du soleil éclaboussaient la pièce au travers des minces voilages qui ornent ma fenêtre. C’est la tête encore occupée par la course endiablée de mon rêve, que je saisis l’importun et bafouillait un « allô ! » incertain. C’était mon frère qui comme tous les jeudis me demandait si j’étais prêt pour qu’il m’emmène faire mes courses au marché et au Leader. Mes yeux se portaient alors sur la pendule murale pour constater qu’elle affichait fièrement dix heures et quarante cinq minutes. Soudain affolé, je lui demandais qu’il me donne une petite demi-heure afin que je fasse le minimum d’ablutions et que je me sustente d’un petit déjeuner indispensable, ce qu’il m’accorda sans problèmes. Après donc ce frugal goûter et un passage rapide à la salle de bains, je me décidais à descendre mes quatre étages omettant volontairement de retaper mon lit et autres menus travaux ménagers matinaux que j’effectuais habituellement. Bizarrement, dans cette journée mal embauchée, la corvée de ces commissions obligatoires se passa sans problèmes notoires. Et c’est, après l’effort surhumain pour ma pauvre personne malade qu’est la remontée chez moi du caddy chargé à l’extrême, que, en arrivant éreinté dans mon studio, je découvris ça.
Kenzo, qui d’habitude m’attend derrière la porte quand je m’absente, était vautré sur mon lit défait et me regardait du coin d’un l’œil à peine entrouvert semblant me dire : « Surtout ne m’embête pas ! » Résigné, je m’affalais dans le fauteuil remettant à plus tard tous les œuvres à accomplir pour garder mon chez moi accueillant. Le restant de la journée se passa à l’avenant sans que je ne me préoccupe plus que cela des nombreuses anicroches qui l’émaillèrent. Il y a des jours où il vaut mieux rester couché…
…si on vous en laisse la
place ! |
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