<![CDATA[Le Blog de Fred - L'Aigle Quinquagenal]]> http://www.fredche.com/ Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque... fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Les rires du dimanche III]]> http://www.fredche.com/article-21205299.html

Voici quelques brèves de comptoir,
que j'ai mis en images...

ET QUI VOUS AMUSERONS, J'ESPERE !



                 




                                                        Et pour finir en voici une plus " SOBRE " ! 


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Sun, 20 Jul 2008 00:05:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21205299.html
<![CDATA[Nuits d'Ivresse]]> http://www.fredche.com/article-21347153.html
Je vais vous raconter les nuits  de ma jeunesse,
Ou l'alcool m'amenait dans une belle ivresse,
Mais les mots me manquant et la mémoire aussi
Je laisserai parler un homme qui l'a écrit
Un siècle nous sépare lui et moi et pourtant
Dans ces écrits ma pensée transparait bien souvent



 
Le bateau ivre ( A. Rimbaud )

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Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.



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Sat, 19 Jul 2008 10:47:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21347153.html
<![CDATA[Rébus de l'aigle n° 2]]> http://www.fredche.com/article-21136207.html      





                 RAIE       +          BUS                =  Rébus

Voici le second Rébus de la série.

La réponse avec le parution du n° 3 du Rébus de l'Aigle

La réponse au n° 1 est : Avé-vous-trou-Vé-lard-haie-pont-ssseee-?
soit en clair : Avez-vous trouvez la réponse ?  

A vous de jouez maintenant !!!








Si vous hésitez, attendez une petite semaine que paraisse le n° 3 du Rébus de l'aigle


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Thu, 17 Jul 2008 00:10:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21136207.html
<![CDATA[Destruction d'un OVNI en ciel d'Ile de France]]> http://www.fredche.com/article-21221110.html  

Destruction d'un OVNI en ciel d'Ile de France




    Hier soir, sur le coup de 22 heures, d'étranges phénomènes sont apparus dans le ciel de DOMONT (95). Un de nos reporters était sur place par hasard et a put photographier l'apparition et la réaction des Forces Spéciales Anti-Ovnis. Voici en image un résumé de la situation :


     DOMONT 22:02 gmt - Première apparition intriguante, mais non identifié pas les premiers témoins.
           DOMONT 22:08 gmt - Sans raison apparentes, l'apparition lance en direction du sol des objets, assimilables à des bombes, laissant une trainée lumineuse derrière eux.            DOMONT 22:24 gmt - Rapidement alertée, la section ANTI-OVNIS de l'armée de l'air, basée à TAVERNY (Val d'Oise), est sur place dans le 1/4 h qui suit et réplique violemment en direction de l'objet volant. Le dit objet étant descendu à une altitude faisant craindre pour les habitations, la commune entière à été évacuée et regroupée dans un champ voisin où ils ont put assister à toute la scène.
           DOMONT 22:49 gmt - L'échange dure 25 minutes embrassant le ciel de la commune de Domont. Enfin une dernière salve terrestre atteint le but visé.
           DOMONT 23:04 gmt - Après une lente combustion faisant jaillir mille éclats lumineux dans la ciel, l'objet de volatilisa et disparu presque entièrement du ciel Domontois.            Nous remercions ardemment les Forces Françaises de l'Armée de Terre d'avoir jugulé, en si peu de temps, la première attaque extra-terrestre connue de tous les temps. ( Une enquête gourvernementale est en cours et sera très sûrement ouverte à tous les gourvernements européens dans les heures à venir.)

Bravo à la population Domontoise qui a fait preuve d'un courage extraordinaire et à gardé son sang froid durant toute cette longue épreuve.

Et nous remercions bien évidemment le courageux reporter, M. Fred C. , de nous avoir fourni son reportage aussi rapidement.

DERNIERE MINUTE : Selon un de nos informateurs ( Galatée ) un déploiment de forces armées aurait lieu actuellement sur Paris. Voir Photo.
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Mon, 14 Jul 2008 10:10:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21221110.html
<![CDATA[Les rires du dimanche II]]> http://www.fredche.com/article-21205221.html

VOICI QUELQUES breves de comptoir,

QUI VOUS AMUSERONS, J'ESPERE !



                   




             
               
  
                            ET POUR FINIR UNE PETITE HISTOIRE PLUS " SOBRE " ! 


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Sun, 13 Jul 2008 00:15:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21205221.html
<![CDATA[Souvenirs, Souvenirs !!!]]> http://www.fredche.com/article-21182735.html    

C'était un 12 juillet ....


   



et une belle vidéo!

     


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Sat, 12 Jul 2008 14:00:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21182735.html
<![CDATA[le Roman de Pierre et d'Agnès (Ch. 5-B)]]> http://www.fredche.com/article-21173035.html

   

Le tout début du roman est ICI

mais le début de l'histoire est LA






     
 
     





 


  Le chapitre précédent est LA
Cliquez sur la loupe !


 
CHAPITRE   V (B)


    

    Les cartons sont bien empilés dans un coin su studio et Agnès a hâte que tout cela soit fini pour retrouver une vie plus normale.
    La folie d’hier l’a épuisée. Elle avait passé la matinée à faire des cartons de linge, de babioles et vaisselles entourées de journaux. Puis elle était partit voir ses parents qui l’ont retenue à manger. Visite fructueuse puis qu’elle a obtenu plus que ce qu’elle espérait. En plus du prêt du Combi son père lui a dit qu’elle n’avait pas à s’occuper de la résiliation de la location, qu’il s’en chargerait. Il avait en effet quelqu’un à mettre dedans. Agnès n’a pas put savoir qui, mais elle s’en fichait un peu. Mais le plus important pour elle était qu’il lui avait dit qu’elle pouvait prendre quelques jours pour déménager, qu’il ferait faire son travail par quelqu’un d’autre. Étant donné que le 14 juillet arrivait, il lui avait proposé de ne reprendre le travail qu’après, soit le lundi 19. Elle l’avait embrassé tendrement pour le remercier. En rentrant, elle avait juste croisé Pierre qui avait lui aussi œuvré pendant sa pause en descendant le plus de cartons qu’il pouvait dans la golf qu’il avait ensuite été garé devant sa boutique pour la surveiller. L’après midi avait été passé dans les mêmes conditions que la matinée et le premier moment de vrai repos avait été pendant le trajet en voiture jusqu'à Montsoult. Pierre avait monté les cartons en vitesse à l’appartement et était partit donner sa leçon. Agnès restée seule avait préparé un repas rapide et avait commencé à changer les affaires dont elles auraient besoin en premier laissant de cotés les autres cartons qu’elle savait pouvoir ranger tranquillement la semaine prochaine. Il n’était revenu que ce matin, pour l’heure d’ouverture de la boutique de musique. Et c’est en rentrant dans son studio que l’angoisse avait commencé pour Agnès.     Pierre vient de repartir travailler et juste avant il lui avait « N’oublies pas que l’on part dès mon retour chez mes parents ! » Elle ne l’a pas oublié mais elle se refusait à y penser jusque là. Mais là il allait falloir les affronter. Seule et nue devant sa glace elle se regarde sans se voir, son esprit était déjà à la rencontre. Elle se secoue la tête et rentre dans la cabine de douche. L’eau sur son visage lui fait du bien et elle commence à se récurer fortement. Elle sourit toute seule en pensant « Ma pauvre fille ! Tu ne vas pas chez ton gynéco, là ! Seulement chez tes futurs beaux-parents. Ils ne vont pas t’ausculter ! » Quand elle sort, rougit par le gant énergique, elle s’essuie tout aussi franchement. Puis elle enfile les sous-vêtements qu’elle a choisis précautionneusement, plus en prévision du retour au studio que pour la visite elle-même. Vient alors l’heure du séchage des cheveux et du brushing obligatoire. Cela lui prend plus d’un quart d’heure et encore il est sur qu’elle y reviendra avant de partir pour parfaire sa coiffure. Pour le maquillage, cela lui prend nettement moins de temps, étant donné le peu de cosmétique qu’elle utilise. De plus Pierre lui a dit qu’il la préférait au naturel et cela l’avait conforté dans son idée de ne pas en faire trop. Juste un léger fond de teint pour unifier la peau et un soupçon de mascara pour les yeux. Les marchands de rouge à lèvres ne faisaient pas affaire avec elle. Quand elle sort de la petite salle d’eau, il est déjà cinq heures et demie. Plus que deux heures avant le départ. Mais il ne faut pas trop penser à ça avant l’heure fatidique. Cependant ses mains tremblotent légèrement quand elle se met à fouiller dans ses tenues estivales. Elle finit par choisir une petite jupe plissée rouge qu’elle met avec une liquette d’homme en lin et un gros ceinturon à boucle dorée. Un dernier coup d’œil à la glace et l’attente commence. Pour occuper le peu de temps qu’il lui reste avant l’arrivée de Pierre, elle s’attèle à la tâche qui avait tant intrigué son amant quand elle avait commencé. Elle ressort d’un grand sac plastique les épis de blé ramassés le week-end et profitant de ce qu’ils soient encore souples se met à les tresser comme sa grand-mère lui avait montré jadis. Elle doit faire un appel violent à sa mémoire pour retrouver les gestes. Elle choisit d’abord sept beaux épis encore à demi vert pour leur souplesse, les étales en les croisant sur la table près de la fenêtre et se met à tresser les pailles pour les réunir en éventail. Elle obtient ainsi le porte-bonheur qu’elle espérait. Le premier fini elle puise de nouveau dans le sac, pour en faire un second, puis un troisième. Une fois épuisé sa moisson elle se retrouve avec quatre beaux éventails de sept épis chacun. Elle choisit le mieux réussi et l’installe entre deux feuilles de papier de soie qu’elle a acheté à cet effet la veille au soir, puis elle fait un petit paquet cadeau avec les restes de papier cadeau lui restant de Noël dernier. Et toutes ces occupations l’ont doucement amenée à sept heures moins le quart. En voyant l’heure, elle se rend en vitesse aux toilettes puis à nouveau à la salle d’eau pour tout vérifier une dernière fois. Un petit spray de son parfum préféré et un ajustement de la liquette et du ceinturon suffisent à la rendre parfaite. Du moins l’espère t-elle ! Elle range le grand sac plastique et les trois éventails restant dans le placard déserté par les vêtements qui ont déjà rejoint l’appartement de Montsoult quand Pierre fait irruption dans le studio. Elle referme la porte du placard précipitamment et se jette dans les bras de celui qu’elle aime de plus en plus sans remarquer ce qu’il tient dans les mains.     -    Ah ! Te voilà enfin, mon chéri ! Dit-elle avant de l’embrasser amoureusement.
    -    Oui mon cœur ! Dit-il en reprenant son souffle après ce baiser langoureux. Tu m’as l’air tendu mon ange ? Tiens ! Ajoute t-il en lui tendant deux bouquets de fleurs. Choisis-en un pour toi et l’autre sera pour ma mère.
      -    Oh merci ! Tu penses à tout chéri. Mais pourquoi un pour moi mon amour ? Dit-elle avant de l’embrasser à nouveau.
   - Pour le plaisir mon cœur, simplement pour le plaisir. Répond t-il en souriant.
    -    J’avais complètement oublier  les fleurs pour ta maman. Mais il faut dire que je n’ai plus ma tête à moi depuis ce midi. J’ai tellement le trac !
    -    Ne t’inquiète pas mon cœur.  Tout va bien se passer. Allez ! Je vais me passer un coup sur la figure et on y va. Je vois que tu es déjà prête mon amour !
    -    Heu oui ! Quasiment !
    Pendant que Pierre file à la salle d’eau, Agnès se met à rassembler dans un son panier en osier qui va lui servir de sac à main ses différentes petites affaires ainsi que le paquet cadeau qu’elle vient de préparer. Comme elle entend le bruit du rasoir électrique de Pierre, elle prend le temps d’arranger le bouquet qu’elle a choisi dans un vase sur la petite table. En jetant un œil par la fenêtre elle remarque que de gros nuages arrivent de l’ouest et elle préfère donc fermer la fenêtre en cas d’orage durant leur absence. Par précaution elle glisse son parapluie pliant dans son panier et un chandail léger par-dessus, qui recouvre ainsi le petit cadeau. Elle se retourne ensuite vers la salle d’eau et dit en élevant la voix :     -    Il va sûrement pleuvoir mon amour. Tu voudras un pull ?
    -    Mais j’en ai pas ici ! S’entend t-elle répondre depuis la salle d’eau.
    -    J’en ai un, trop grand pour moi, qui n’est pas encore dans les cartons. Je te le prends ?
    -    Attends ! J’arrive. Dit Pierre en sortant torse nu. Fais moi voir ce pull !
    -    Tiens dit-elle en lui tendant un gros pull blanc qui effectivement paraît bien grand pour le gabarit d’Agnès.
    -    C’était à un de tes ex ? Demande t-il d’un air suspicieux.
    -    T’es bête ! Non, c’est un pull que j’aime bien mettre le soir quand il fait frais, pour me réchauffer. C’est Alain qui me l’avait acheté par correspondance et il n’a pas tout à fait le compas dans l’œil pour ce qui est des tailles.
    -    C’est le moins qu’on puisse dire. Répond t-il en enfilant le pull à même la peau. Il est presque trop grand pour moi aussi.
    -    Tu le mettras sur tes épaules en attendant. Tu n’auras qu’à l’enfiler que s’il fait trop frais.
    -    Ok, mon cœur ! Je mets une chemise et on y va.
    -    Deux minutes. Dit-elle affolée. Je me passe un coup de peigne avant.
    -    Va mon amour, mais fait vite !
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥
     Les rues de Paris étant presque vide en ce mois de juillet, le parcours entre la rue Soufflot et la rue Damrémont fut avalé en un petit quart d’heure. Agnès tient fermement la main de Pierre pour se rassurer en grimpant le large escalier les menant à l’appartement de la famille Cavalier. Le bruit du papier du bouquet de fleur, dut à ses tremblements, est le signe sonore de son émoi. Pierre raffermit sa main autour de celle de sa compagne afin de la rassurer complètement avant de frapper à la porte de ses parents. Elle l’attire vers elle pour un ultime baiser avant la rencontre, car elle sait bien, qu’une fois rentrée, elle n’osera plus le faire devant les parents de Pierre. Ils échangent donc un long baiser, puis Pierre appuie sur le bouton de la sonnette électrique, placé sur le chambranle de la porte.     C’est une femme de taille moyenne, assez forte sans que l’on puisse dire grosse, qui ouvre. Elle affiche un large sourire et elle échange avec son fils un regard chargé d’amour et sans dire un mot elle le prend dans ses bras et le couvres de baisers.     -    Bonjour M’man ! Finit par dire Pierre à bout de souffle.
    -  Bonjour mon fils. Entrez mes enfants ! Dit-elle en s’écartant pour leur laisser le passage.     C’est une Agnès, rapetissée de cinquante centimètres, qui pénètre dans l’appartement parental.     -    Alors mon Pierrot, tu me présentes à cette jolie jeune fille. Dit la mère de Pierre en cachant très mal son impatience.
    -    Maman, je te présente Agnès  Fournil, la femme de ma vie. Agnès voici ma maman, Odette Cavalier, née Magnan.
    -    Bonjour Madame Cavalier. Dit Agnès d’une petite voix en tendant la main.
    -    Et non, on s’embrasse ma belle. Lui répond Odette en voyant la main tendue.     Ils échangent donc les quatre bises rituelles selon la  coutume familiale. Agnès est rouge comme une pivoine tant elle est émue, aussi bien par la gentillesse de sa future belle-mère, que par les mots de Pierre pour la présenter. Elle doit faire un effort immense pour offrir les fleurs. Odette la remercie chaleureusement en lui octroyant une autre série de bisous sur les joues. Mais le calvaire d’Agnès ne fait que commencer car une ombre surdimensionnée se profile au bout du couloir de l’entrée où ils sont regroupés.     -    Tiens Papa, Bonjour ! S’exclame Pierre en s’approchant de l’homme, plus grand que lui, avant de l’embrasser.
    -  Bonjour fiston ! Déclare le bel homme aux cheveux à peine grisonnants et au regard noir. Bonjour Mademoiselle. Ajoute t-il, d'une voix grave, à l’adresse d’Agnès.
  -  Bonjour Monsieur. Dit Agnès qui est au comble de l’angoisse devant cet homme à l’allure fière.     Ce dernier pourtant, lui fait la bise traditionnelle, et Agnès sent sur ses joues la barbe rugueuse de fin de journée du père de son compagnon.     Deux minutes plus tard ils se retrouvent tous les quatre installés autour de la table de la salle à manger où trône des bouteilles, des verres et des ramequins de divers amuse-gueule pour l’apéritif. Le père de Pierre occupe, bien sur, la place du chef de famille en bout de table, la mère est immédiatement à sa gauche au plus près de la cuisine et Pierre s’est assis naturellement à la droite de son père, Agnès s’asseyant à-coté de lui pour se rassurer au maximum. C’est l’instant qu’elle choisit, pour sortir de son sac le petit paquet et l’offrir à la mère de son compagnon.     -    Tenez Madame. C’est pour vous. Dit-elle d’un air gêné, même si elle commence à s’habituer à l’ambiance.
    -    Merci ! C’est quoi ! S’exclame Odette avec un grand sourire.
    -    Pas grand chose juste un petit porte-bonheur que j’ai fait pour vous. Semble s’excuser Agnès.
    -    Comme c’est joli ! Dit la mère de Pierre en découvrant le petit éventail de blé. Maman avait le même accroché au-dessus de sa cheminée. Tu te rappelle Jean ? Ajoutes t-elle en se retournant vers son mari.
    -    Oui ! Peut-être. Répond d’un air peu convaincu, le père de Pierre.
   -  Mais si ! Elle disait tout le temps qu’il fallait qu’elle le change, parce que la chance l’avait abandonnée.
    -    Je me rappelle plus ! Avoue t-il en fin de compte.
    -    C’est pas beau d’être vieux ! Rigole t-elle en donnant une légère bourrade à son mari. Bon ce n’est pas tout ça qu’est-ce que vous buvez les enfants ? Dit-elle en se levant de table.     Et chacun de répondre, qui du pastis pour le patriarche, qui du whisky pour Pierre et Agnès, la mère s’octroyant un verre de porto une fois servit tout le monde.     Et c’est là que commence l’interrogatoire en règles de la nouvelle venue…



 
©











    

La suite est en écriture ...       
     

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Sat, 12 Jul 2008 10:00:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21173035.html
<![CDATA[Rébus de l'aigle n° 1]]> http://www.fredche.com/article-21120407.html      





                 RAIE       +          BUS                =  Rébus

Voici le premier Rébus d'une série qui vous plaira, je l'espère !

La réponse avec le parution du n° 2 du Rébus de l'Aigle










               
 



Si vous hésitez, attendez une petite semaine que paraisse le n° 2 du Rébus de l'aigle




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Thu, 10 Jul 2008 00:10:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21120407.html
<![CDATA[POUR VOUS METTRE AU PARFUM ! Canular ou pas ?]]> http://www.fredche.com/article-21116473.html         EN ECRIVANT CETTE ARTICLE, J'ETAIS DE BONNE FOI,
MAIS LE PREMIER COMMENTAIRE RECU M'INVITES
A UNE MISE EN GARDE !
CETTE INFORMATION POURRAIT ÊTRE UN CANULAR !
A VOUS DE JUGER.
VOICI UNE PARTIE DU MESSAGE RECU :


      Bonsoir, je viens de voir ce message concernant le parfum qui en réalité est de l'éther. Je viens de voir sur le site de HOAXBUSTER que c'est faux. Cela serait donc un canular. Moi aussi je reçois souvent des messages de cette sorte et pour savoir si c'est vrai ou faux, je vais sur le site en question (hoaxbuster) et là je vois si je peux les transmettre. Car diffuser un canular ça peut "affoler" mes amies suivant le contenu !
     




   
DIFFUSEZ LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE CE MESSAGE


VENTE DE PARFUM



         Bonjour à tous,

     Ce n'est pas une blague. Ça s'est produit sur un parking d'AUCHAN... MAIS !!  Possible dans les  autres ... 
 
  Message de mise en garde pour toutes et tous.
 
   Une femme a été approchée hier après-midi dans le stationnement du centre Auchan par deux hommes, lui demandant quel parfum elle portait.
   Après ça, ils lui ont demandé si elle aimerait sentir un échantillon d'une nouvelle fragrance qu'ils seraient prêts à lui vendre à un prix très raisonnable.
   Elle aurait probablement essayé si elle n'avait pas reçu un mail il y a quelques semaines, l'avertissant du complot 'Essayez notre nouvelle fragrance'...
   Les hommes ont continué à se tenir entre les voitures stationnées, probablement en attente d'une autre victime.               
    Mon amie a arrêté une autre femme qui s'en allait dans leur direction, les a pointés du doigt, et lui a dit comment elle avait reçu un mail au boulot l'avertissant que si quelqu'un se présentait à vous dans un centre d'achat ou un stationnement, en vous demandant de SENTIR UN PARFUM qu'ils ne vendent pas cher.
 
CECI N'EST PAS UN PARFUM, C'EST DE L'ÉTHER !!!!!

    Lorsque vous le sentez, vous perdez connaissance et ils prendront tout ce qu'ils veulent : votre sac à main, votre argent, vos paquets, et qui sait, quoi d'autre.              
    Si elle ne s'était pas souciée de ce mail, elle aurait probablement senti le 'Parfum !


SVP, PASSEZ CE MESSAGE À TOUTES VOS CONNAISSANCES,
ET SOYEZ EN ALERTE ET AVERTIS !
 
CECI S'APPLIQUE AUX MAMANS, AUX FILLES,
AUX GRANDS-MÈRES, TANTES, SOEURS ET AMIES.

SI VOUS ÊTES UN HOMME,
PASSEZ LE MESSAGE À VOS FAMILLES ET AMIES.



Alain MOTTIER Conseil Général de la Sarthe
 Direction des Routes
 S.G.R. - S.R.E.
Police Nationale
6 avenue Mendès France
72072 LE MANS Cedex 9
Tél : 02 43 54 79 73
Fax : 02 43 54 73 82         ]]>
Wed, 09 Jul 2008 20:15:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21116473.html
<![CDATA[le Roman de Pierre et d'Agnès (Ch. 5-A)]]> http://www.fredche.com/article-21036556.html

   

Le tout début du roman est ICI

mais le début de l'histoire est LA






     
 
     





 

  Le chapitre précédent est LA
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CHAPITRE   V (A) ... que je me suis préssé de finir pour Galatée qui vient deux fois par jour sur mon blog voir si la suite est en ligne ! hihihi  !


         Quand la Golf jaune se range le long du trottoir de la rue Soufflot, il est presque une heure du matin. Pierre et Agnès sont chargés comme des bœufs pour monter l’escalier. Lui porte un grand sac de voyage où il a mis des affaires suffisantes pour tenir jusqu'à mercredi soir dans une main et le sac d’Agnès dans l’autre. Elle a les bras chargés de deux bouquets : ses roses d’un coté qu’elle n’a pas voulu laisser dépérir sans en profiter, et la gerbe de blé, enveloppée dans du papier journal, de l’autre. Devant la porte, elle pose le-tout par terre le temps de retrouver, dans le fatras de son petit sac à main, les clés du studio. Quand elle rentre, elle se rend compte de la petitesse de sa chambre de bonne. Comparé à l’appartement de Montsoult, elle a l’impression d’être à l’étroit chez elle.     -    Je ne me rendais pas compte que c’était si petit ici. Ne peut-elle se retenir de dire.
    -    Pour les quelques jours qui te reste à passer ici, tu tiendras ? T’es sur ?
    -    Hi, hi ! Je vais essayer, mais si je m’évanouis, tu me ramène là-bas, promets-le-moi, mon amour ?
    -    Promis mon cœur ! Tu n’oublies que mercredi soir j’ai un cours à donner à 20 heures ?
    -    Non, je ne pense même qu’a ça ! On en profitera pour emporter des trucs quand même. Je les rangerais pendant que tu travailleras mon chéri, mais il faudra que tu me fasses un peu de place dans tes placards. Enfin quand je dis un peu ! … Ajoute t-elle en ouvrant son coin « penderie-placard à vêtements. »
    -    Ça nécessitera un peu de rangement, mais ça rentrera sans trop de problèmes mon ange. Mais là, je suis trop crevé pour penser à travailler !
    -    Bon ! Alors au dodo ! Dit-elle en se laissant tomber sur la couette blanche.     Pierre lui saute dessus et une bataille s’engage, Agnès se débattant en riant et assène de grand coup d’oreiller sur le dos de son amant. Mais la fatigue, de ce long week-end chargé d’événements, les vainc rapidement. Elle se relève en premier pour aller à la salle de bains avant de se coucher. Lui,  trop las, se déshabille en restant assis sur le lit puis s’allonge sur le ventre en saisissant l’oreiller entre ses bras. Il repense à tout ce qui c’est passé les yeux fermés.     Cinq minutes plus tard, Agnès, de retour apprêtée pour la nuit, le retrouve endormi, le souffle régulier et le sourire aux lèvres. Elle se couche doucement à ses côtés et lui dépose un petit bisou sur l’épaule qui ne le fait même pas réagir. Elle avait espéré un petit moment de tendresse avant de s’endormir, mais la vue de cet homme souriant dans son sommeil la ravit suffisemment et elle le laisse dormir en venant néanmoins se coller à lui pour essayer de ne faire qu'un avec celui qu’elle aime.
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    La journée de mardi a parut longue à Pierre malgré la coupure de midi. Il faut dire qu’il l’a passé tout seul dans le studio d’Agnès. Sa belle était partit juste après lui et elle avait plusieurs rendez-vous qui ne lui permettaient pas de rentrer déjeuner. Mais là il est sept heures trente et le rideau baissé derrière lui, il presse le pas jusqu'à la rue Soufflot en espérant que sa compagne sera enfin rentrée. Il ne l’a pas vu passer devant la boutique, mais ce n’était peut-être pas sa route, pense t-il en montant l’escalier de bois.     Il frappe à la porte mais personne ne vient ouvrir. Il colle son oreille au panneau de bois mais aucun son ne lui parvient. Déçu, il sort de son jean la petite clé plate qu’Agnès lui a donné ce matin, et ouvre la porte du studio. Sa douce n’est pas encore rentrée. Il s’inquiète un peu mais, ne connaissant pas son rythme de vie en semaine, il se range à l’idée que c’est normal. Il ouvre la fenêtre afin d’aérer un peu la fournaise qu’est devenue la pièce sans air avec ce soleil infernal qui règne sur Paris aujourd’hui. Puis il s’installe sur une chaise avec la nouvelle guitare d’Agnès, pour lui régler au mieux et patienter en musique. Mais au bout d’un quart d’heure cela ne l’amuse plus et il repose la guitare.  Il est debout au milieu de la pièce à chercher ce qu’il pourrait  bien faire quand la porte s’ouvre enfin !     -    Ah mon amour, te voilà enfin ! S’exclame t-il alors qu’Agnès pénètre dans le studio.
    -    Pff ! J’ai eu une rude journée ! Et puis il fallait bien faire des courses si tu voulais manger ce soir. Dit-elle en lui tendant un grand sac plastique aux couleurs du Framprix voisin.
    -    Excuses moi mon ange. Répond Pierre en, prenant le sac. Je n’y ai pas pensé du tout. Ca été ton boulot mon cœur ? Pas trop dur de rattraper ta journée de lundi ?
    -    M’en parle pas ! Dit-elle visiblement marqué par cette journée.
    -    Mon pauvre ange ! Et il la prend dans ses bras. Je t’aime. Lui glisse t-il à l’oreille.
    -     Je t’aime. Lui dit-elle en l’embrassant.     Une fois ce moment de tendresse achevé, elle se laisse tomber sur le lit et se met à lui raconter sa journée. Pierre ne suit pas trop toutes les explications qu’elle lui donne tant le monde de l’édition musicale lui est étranger. Mais il se rend bien compte qu’elle a dut courir de rendez-vous en rendez-vous toute la journée pour ne pouvoir rentrer qu’a sept heures. Elle s’était alors aperçue qu’il lui fallait redescendre faire quelques courses pour pouvoir dîner. De plus, en arrivant au bas de l’immeuble, la concierge lui avait pris la tête en la questionnant savamment sur son absence d’hier. Elle a eu alors la mauvaise idée que dire que, de toute façons, c’était sa dernière semaine ici. La pipelette s’était mise à lui décrire toutes les étapes à franchir pour pouvoir partir en respectant la législation. Elle avait eu envie de crier au secours pour que Pierre descende lui sauver la mise mais elle s’était contenue jusqu'à ce que la gardienne la laisse rejoindre son studio. Pierre, compatissant, lui dit de se reposer et qu’il va s’occuper du repas. Elle se relève d’un coup et dit :     -    Non ! J’ai fais les courses avec une idée en tête, laisse moi cuisiner.
    -    Ok mon cœur ! J’espère que tu n’as pas fait trop de courses. N’oublie pas que demain, on retourne à Montsoult pour ma leçon, que jeudi on mange chez mes parents. Il ne reste plus que vendredi soir, vu que samedi tu quittes définitivement ce studio !
    -    Hou là ! Quel programme ! Depuis que je suis avec toi, le temps passe trop vite. Dit-elle en rigolant.
    -    Là où Pierre demeure, l’ennui se meurt !
    -    Hou ! Prétentieux va !
    -    Bien qu’est-ce que je fais pendant que tu cuisines ?
    -    Rien pour l’instant, mais dans… dix minutes tu auras du travail mon cœur. Répond t-elle après avoir regardé sa montre.
    -    C’est précis, mais pourquoi attendre ?
    -    Tu verras. C’est une surprise. Tiens en attendant, tu peux défaire des glaçons et préparer trois verres pour l’apéro.
    -    Trois verres ! Donc on attend quelqu’un et je suppose que tu ne veux pas me dire qui ?
    -    Tu as tout compris mon amour. Dit-elle en passant dans le coin cuisine avec son sac de courses.     Chacun s’attèle donc à sa tâche, celle de Pierre n’étant pas très contraignante est vite achevée. En attendant la fin des dix minutes fatales, il s’assoit tranquillement sur une des chaises, près de la table, et regarde sa belle s’affairée dans la cuisine. Deux minutes plus tard, deux coups de klaxon sonores résonnent dans la rue. Agnès lâche la cuillère qu’elle avait à la main et se met à la fenêtre. Il la voit faire un signe à quelqu’un en bas puis se retourner vers lui en lui faisant signe de venir ; Il s’accoude à la balustrade à coté de sa compagne et voit sur le trottoir un homme grand et blond qui le regarde et le salue. Machinalement il le salue aussi et c’est alors qu’Agnès lui dit :     -    C’est mon frère, il va manger avec nous. Tu peux descendre l’aider, il a des trucs pour moi.
    -    A vos ordres mon capitaine ! dit-il en lui adressant un salut militaire parfait.     Il fait signe qu’il descend au frère d’Agnès et quitte la fenêtre pour sortir à la rencontre de ce garçon, avant de se raviser.     -    Dis ma chérie, c’est quoi son prénom à ton frère ?
    -    Je te l’ai pas dit ! d’étonne t-elle. C’est Alain comme mon père, mon amour.
    -    Merci mon ange. J’aurais l’air moins con devant lui. Et il disparaît derrière la porte du studio.
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    Pierre arrive quand Alain est penché sur le coffre de sa R18. Il s’approche et n’osant pas le surprendre, il attend qu’il relève la tête. Le frère d’Agnès se redresse en tenant à la main deux paquets de cartons d’emballage.     -    Ah ! Tu es déjà là ! Dit-il en posant son chargement sur le trottoir. Voilà donc le fameux Pierre dont ma frangine m’as rebattu les oreilles pendant une heure cet après-midi ! Ajoute t-il en lui tendant la main.     -    Et oui ! Ça doit être moi ! Rigole Pierre en lui serrant la main tendue.
    -    Enchanté de te rencontrer.
    -    Moi aussi, Alain ! Je suis très heureux.
    -    Joël aussi m’a dit beaucoup de bien de toi au téléphone hier.
    -    Ah oui ! J’ai passé une soirée formidable avec lui. Dit Pierre en repensant à cette fabuleuse soirée de vendredi avant que ses pensées dérivent sur la nuit qui suivit.
    -    Ça a l’air. Dit Alain en voyant le visage radieux de l’ami de sa sœur, sans se douter de la motivation de cette béatitude passagère. Bon Pierre, tu m’aides à monter ces cartons là-haut ?
    -    Bien sur, je suis descendu pour ça. Dit ce dernier en prenant l’un des deux paquets plus encombrant que lourd. Y’en a combien là-dedans.
    -    Tu demanderas à Agnès. C’est elle qui les a récupérer, à l’imprimerie Gouet, et qui m’as demander de lui ramener ici.     Dans l’escalier ils n’échangent pas un seul mot tant ils se démènent avec leur colis qui mine de rien n’est pas si pratique à transporter. Pierre n’ayant pas le courage de fouiller dans sa poche pour retrouver sa clé, frappe au panneau de bois.     La porte s’ouvre sur une Agnès souriante.     -    Alors les gars, vous en avez mis du temps à les monter ces cartons.
    -    On voit que c’est pas toi qui les portais,  ces cochonneries ! Dit Alain légèrement excédé.
    -    C’est vrai que c’était pas facile ! Renchérit Pierre.     Mais l’ambiance est nettement plus gaie un quart d’heure plus tard lorsqu’ils se retrouvent tous les trois autour de la table à boire un apéritif bienvenu. Pierre a pris le tabouret du coin-cuisine, laissant les chaises à Agnès et son frère. La conversation est animée et Alain l’a tout de suite amené à leur re-raconter leur soirée avec Moustaki, lui-même n’ayant pas eu la chance de jouer avec lui, malgré son métier. Agnès, elle,  essaye de parler de choses plus concrètes en discutant de son déménagement. Elle voudrait notamment savoir si Alain serait libre le jour  où ça se passerait, mais ce dernier ne réponds toujours pas tant il questionne Pierre. Elle commence à s’impatienter et préfère retourner en cuisine finir de préparer le repas. Pierre la rejoint peu-après, lui aussi commençant à en avoir marre d’endurer les questions d’Alain. Ils échangent un regard complice qui en dit long sur leurs sentiments. Quand ils reviennent s’asseoir à la table, Alain les attend en sirotant son Pastis calmement. Agnès mets tout de suite les choses au point en lui disant, d’un air qui n’invite pas à la contradiction,  qu’elle l’a fait venir pour parler de son déménagement et pas des soirées entre musicos. Il repose son verre en baissant la tête comme un enfant punit et dit :     -    Pardon Madame ! Je recommencerai pas Madame !     Ce qui a pour effet de faire rire Agnès qui adore son frère un peu pour sa vitalité et mais surtout pour sa gentillesse.     -    Bon ! Ça ira pour cette fois ! Mais ! …….     Ils finissent leurs verres et Agnès installe de suite assiettes et couverts pour le dîner improvisé. Pendant qu’ils mangent crudités, steaks au poivre et pommes sautées et qu’elle fait les va-et-vient entre la table et la cuisine, les garçons parlent entre eux. Ils découvrent différentes choses qu’ils ont en commun comme bien sur la musique mais aussi la même filière au lycée, les bières belges, et autres. Au dessert Agnès se mêle à la conversation et cette fois, ils parlent enfin de l’organisation du samedi. Pierre travaillant ce jour là, Alain propose de faire le plus gros durant la journée avec Agnès. Pierre et Agnès le rassurent tout de suite en lui disant que ce ne sera que des cartons et quelques petits meubles comme la table et les chaises dont elle ne veut pas se séparer. Le seul gros éléments étant le matelas et c’est là que se pose le principal problème. Même avec la R18 d’Alain, ils ne voient pas comment le transporter. C’est encore la fille qui trouve la solution en proposant de demander à son père de lui prêter le Combi-Volkswagen des vacances. Alain rigole en repensant aux souvenirs rattachés à ce camping-car.     -    C’est pas une camionnette, c’est un camping-car je te rappelle. Fait-il remarquer à sa sœur.
    -    Je sais, mais pour transporter mes affaires ça ira bien.
    -    Oui, tu as raison. Je dois l’appeler ce soir tard pour confirmer un rendez-vous avec un de ses amis, je lui en glisserai un mot. Mais tu ferais mieux d’aller lui demander car, ça fait trois jours qu’il me demande « Tu as des nouvelles de ta sœur ? »     -    Mais je l’ai appelée samedi !!!
    -    Oui, mais tu le connais ! Il a compris que tu mijotes quelque chose et il s’inquiète. C’est tout ! … Va le voir plutôt que lui téléphoner, il sera content et il acceptera toutes tes demandes.
    -    J’irais demain matin, je n’ai pas de rendez-vous.
    -    Je vais déjeuner tout seul encore, car je suppose que tu resteras avec lui pour midi. Dit Pierre.
    -    Ben Oui ! Excuses-moi mon amour ! Dit-elle en prenant un air contrit.     Le principal soucis étant quasi-résolu et l’heure étant déjà avancée, Alain annonce qu’il va les quitter car il avait plein de choses à faire avant d’aller se coucher. Ils le raccompagnent tous les deux jusqu'à sa voiture en papotant et en se promettant de s’appeler pour tout mettre au point une fois le prêt du camping-car établi. Agnès promet aussi à son frère de l’inviter pour une vraie soirée quand ils auront tout rangés à l’appartement. Une fois Alain partit, nos amoureux regagnent leurs pénates main dans la main. Ils débarrassent vite fait la table, font la vaisselle aussi rapidement, et s’attaquent à faire un carton des vêtements dont Agnès n’aura pas besoin avant samedi. Un deuxième cartons est fait dans la foulée, mais Pierre fait remarquer que s’ils continuent encore ils n’auront plus de place pour se coucher. L’annonce d’une nuit de sommeil convint sa belle de s’arrêter, malgré son envie de tout faire au plus vite. Le baiser que lui donne Pierre en l’enlaçant laisse penser qu’ils ne dormiront pas tout de suite, mais cela aussi, elle est prête à l’accepter tant le désir monte en elle. Pierre l’attire doucement vers leur couche et elle se laisse couler dans ses bras vers une nuit qu’elle pressent merveilleuse…



 
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La suite est en écriture ...       
     

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Mon, 07 Jul 2008 00:10:00 +0200 http://www.fredche.com/article-21036556.html